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Algodystrophie

L’algodystrophie n’est pas l’apanage du membre supérieur. C’est une maladie en tant que telle, déclenché par un traumatisme, parfois banal, ou une chirurgie. La sévérité de l’atteinte n’a que peu de rapport avec la sévérité de l’élément déclencheur. En effet, une algodystrophie peut survenir après une entorse simple du doigt.

L’atteinte s’étend souvent aux articulations voisines, voire à l’ensemble du membre supérieur en respectant le coude : syndrome épaule-main.

L’autre terme utilisé actuellement est le syndrome douloureux régional complexe.

La physiopathologie est mal connue, mais il est constaté un dérèglement neuro-vasculaire et souvent un profil particulier à type d’anxiété ou un retentissement social important.

 

Symptômes de l’algodystrophie

Initialement, la douleur et la raideur sont majeures. Il est constaté localement un œdème, des troubles des phanères (ongles, poils) et des modifications cutanées (peau sèche, luisante).

En fonction de la phase évolutive, la peau peut être chaude ou froide.

 

Examens complémentaires dans l’algodystrophie 

Aucun examen n’est indispensable au diagnostic. Cependant, les radiographies standard retrouvent une classique déminéralisation osseuse assez typique mais non spécifique.

La scintigraphie est peu utile, lorsqu’elle est pratiquée, on retrouve une hyperfixation sur la zone atteinte.

 

Evolution de l’algodystrophie

L’évolution est longue, entre 2 mois et 2 ans. Il est habituel de parler d’une phase chaude puis d’une phase froide. La guérison est obtenue dans environ 80% des cas avec parfois une raideur séquellaire.

La prise en charge antalgique est au cœur du traitement, sachant que chaque nouvel épisode douloureux retarde l’évolution (nouveau traumatisme, kinésithérapie agressive).

  

Traitement de l’algodystrophie

Le principal est de casser l’évolution douloureuse de la maladie. Il est donc nécessaire de supprimer les facteurs favorisants et d’adapter le traitement antalgique. Les différentes étapes :

-        La Rééducation doit être adaptée, douce, non douloureuse, à base de massages drainants. Il n’est pas nécessaire initialement de lutter contre la raideur. Il faut parfois la suspendre quelques semaines ou mois.

-        L’Immobilisation par une orthèse de repos peut participer à la diminution des douleurs.

-        Les Antalgiques classiques ou agissant directement sur le système nerveux sont utiles.

-        Les Infiltrations antalgiques ou de calcitonine sont à proposer au cas par cas.

      

Un fois la « phase chaude » passée et l’antalgie obtenue, il est nécessaire de prendre en charge la raideur séquellaire, par des moyens plus classiques : Kinésithérapie et orthèse dynamique. Le tout étant de ne pas réveiller la douleur. Dans de rares cas, la chirurgie est proposée pour libérer une articulation ou enlever du matériel.

 

Tout au long de l’évolution, l’aspect psychologique et médico-social est pris en compte.

C’est à l’aide de tous ces moyens que la guérison est obtenue dans la grande majorité des cas sans séquelles.