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Epicondylite latérale ou tennis-elbow

L’épicondylite latérale ou tennis-elbow est une pathologie extrêmement fréquente correspondant à une inflammation au niveau de l’insertion des muscles épicondyliens latéraux.


Cette inflammation est souvent due à un surmenage et le tennis (10% des causes) ou autre sport de raquette en est le parfait exemple. Un geste répété au travail (60%) ou une position inadéquate peuvent également déclencher ce type de douleur. A cette pathologie d’insertion tendineuse (appelée aussi enthésopathie) peuvent s’associer d’autres lésions anatomiques responsables de douleurs qu’il faut rechercher :

  • une arthropathie du coude (lésions cartilagineuses, corps étrangers, arthrose)
  • une atteinte du nerf radial, celui-ci pouvant être comprimé au niveau de l’arcade de Frohse du court supinateur.

Symptômes du tennis-elbow ou épicondylite latérale

Le principal symptôme est bien évidemment la DOULEUR. Celle-ci est recherchée à l‘examen clinique :

  • Douleur à la pression des épicondyliens au coude.
  • Douleur à l’extension contrariée du poignet, de l’index et du 5e doigt, coude en extension. Douleur également à la supination contrariée.
  • Douleur à l’étirement donc en grande flexion du poignet.

L’interrogatoire tente de retrouver les facteurs déclenchants.
Les autres signes recherchés peuvent orienter vers un diagnostic différentiel et notamment un déficit du nerf radial d’aval doit faire suspecter un syndrome canalaire.

 Compression de la branche postérieure du nerf radial.

Examens complémentaires dans l’épicondylite latérale

Le diagnostic est essentiellement clinique et souvent aucun examen complémentaire n’est utile.

Parfois peuvent etre prescrits :

  • Une radiographie du coude recherchant une arthrose huméro-radiale ou une calcification intra-tendineuse.
  • Une échographie peut permettre de repérer une rupture tendineuse en aigu et évalue la taille des lésions en chronique. Elle retrouve un épaississement tendineux hypo-échogène et une hypervascularisation au doppler.
  • Un Electromyogramme permet de dépister une atteinte du nerf radial
  • Une IRM est souvent pratiquée car donne les mêmes informations que l’échographie.

Traitement de l’épicondylite latérale

L’évolution est longue, en moyenne 12 mois avec des pics de guérison à 9 et 24 mois.
De très nombreuses possibilités thérapeutiques sont utilisées avec des efficacités variables :

  • Les anti-inflammatoires par vois orale ou en application locale n’ont pas fait la preuve de leur efficacité sur la douleur ou la durée d’évolution.
  • Les infiltrations de corticoïdes ont prouvé leur effet bénéfique à court terme mais pas sur la durée.
  • La physiothérapie (ou kinésithérapie) a de multiples facettes, mais seuls les ultra-sons et les massages transverses profonds semblent efficaces. Le renforcement excentrique peut également donner de bons résultats en phase chronique mais contre-indiqué à la phase aigue.
  • L’immobilisation est indiquée sur les douleurs, en particulier les attelles statiques thermoformées en extension du poignet à porter la nuit.

Enfin, en cas d’échec, la chirurgie peut être proposée même si ce n’est pas le traitement de choix. Le geste consiste en une désinsertion partielle et un allongement tendineux. En fonction des cas, une épicondylectomie partielle peut être associée. L’intervention nécessite une immobilisation de 3 semaines au décours.