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Conflit sous-acromial

Le conflit sous-acromial, décrit par Neer, correspond à une diminution de l’espace situé entre la tête de l’humérus et l’acromion. Dans cet espace se trouve le tendon du muscle supra-épineux, qui souffre de ce « coincement ». Ce conflit est responsable de douleurs pour les activités nécessitant l’élévation du bras en avant ou sur le coté.

Ce rétrécissement  est dû à un acromion agressif (bec de perroquet) ou bien à une faiblesse des muscles abaisseurs de l’humérus.   

 

 

Symptômes de conflit sous-acromial

La douleur est au centre de l’examen. Cette douleur est reproduite par certaines manœuvres (tests de Hawkins, Yocum, Neer). La composante nocturne est aussi importante en raison de la perte de l’abaissement « naturel » du bras en position debout de par son poids.

Le reste de l’examen recherche des lésions associées.

 

Examens complémentaires dans le conflit sous-acromial

- Les Radiographies standard de face et de profil sont indispensables. Elles permettent de déterminer la taille et la forme de l’acromion et éliminent une autre cause de douleur (arthrose, calcification)

  

- l’Arthroscanner ou l’IRM peuvent s’avérer utiles pour dépister une rupture des tendons de la coiffe associée.

  

Traitement du conflit sous-acromial

Le traitement est avant tout médical et repose sur :

- le repos de l’épaule, donc souvent un arrêt des activités sportives

- la prise d’anti-inflammatoires par voie orale éventuellement couplée à

- une infiltration de corticoïdes dans l’espace sous acromial (type Altim)

- la Rééducation ayant pour but de travailler et de renforcer les muscles abaisseurs de l’humérus que sont le grand dorsal et le faisceau sterno-costal du grand pectoral.

 

 En cas d’échec de ce traitement médical, qui peut etre long, la chirurgie est proposée. L’intervention consiste en une acromioplastie (résection du bec osseux), geste auquel peut etre associé en fonction des cas une ténotomie / ténodèse du biceps, une résection du ¼ externe de clavicule  et une réparation de tendons de la coiffe des rotateurs. Cette acromioplastie est systématiquement couplée à une résection de la bourse sous-acromiale (bursectomie), qui est pleine de prostaglandines et responsable des douleurs.

Cette intervention se réalise sous arthroscopie (avec une caméra et sans cicatrice), sous anesthésie générale le plus souvent et nécessite seulement une nuit d’hospitalisation. La rééducation est immédiate, une écharpe est nécessaire une semaine et la reprise des activités sportives est souvent possibles après 1 mois.

 

Les risques de l’intervention chirurgicale

Les complications ne sont pas spécifiques et très rares, du type infection, hématome ou algodystrophie.